Durée: 1h10 min + 55 min + making of (28 min)
Genre : Sailor Môme.
Réalisateur: Tomoaki Sato.
Avec: Ayaka Tsuji, Asuka Nagayoshi, Kisaki Tokumori, Miwa, Asuka Kusama, Rika Inoue,
Ariko Osaki.
Bien qu'il se soit un peu calmé depuis, ZEN PICTURES a connu toute une période durant laquelle la firme s'était spécialisée
dans les "U-15 Héroines" (héroïnes de moins de 15 ans), allant jusqu'à leur dédier une trilogie dans leur collection HEROINE
KIKI IPPATSU (plus un quatrième qui sortirait beaucoup plus tard). Chaque volet de la trilogie mettait en scène un duo de
super-héroïnes et se composait en réalité de deux films: dans le premier, l'une des héroïnes était en costume, tandis que
l'autre restait en civil, et dans le second, les rôles étaient inversés. Ayaka Tsuji étant, de par ses qualités précoces
de combattante et de cascadeuse, une actrice fétiche de ZEN, il était inévitable qu'un de ces volet la mette en vedette.
Ce fut chose faite avec le troisième: SAILOR SOLDIER.
(AVERTISSEMENT: Cette chronique vous est offerte par ZEN NOODLE.)
Après le faux-faux-raccord dans KAGERION et le faux-plan-nichon dans
SUPER-BEAGLE, ZEN continue d'innover avec le faux-placement-produit!
Dans la première partie, nous faisons la connaissance de Sailor Soldier Alpha (Ayaka Tsuji), chargée de libérer la Princesse
Angela (Asuka Nagayoshi) des griffes de Max Guilty (Asuka Kusama) et de ses fidèles assistantes: Hornet (MiWa), Hellcat
(Rika Inoue), qui exprime sa méchanceté par de petits ricanements sadiques (Hin-hin-hin-hin-hin! Hin-hin-hin-hin-hin!), et
Belzebul (Kisaki Tokumori), dont le nom a le don de plonger notre héroïne dans l'hilarité.
Sailor Soldier Alpha, la version mini-moi de Sailor Moon.
Hornet, Hellcat et Belzebul: le port de la muselière est obligatoire!
Dommage que cela nous prive des savoureuses mimiques habituelles de Kisaki.
Ceci-dit, c'est largement compensé par Max Guilty!
A noter que c'est la même actrice qui incarne Max Guilty et la mère
(complètement barrée) d'Alpha. Ne vous attendez cependant pas à un
bon gros twist du genre jumelle maléfique ou dédoublement de la
personnalité; c'est juste qu'ils n'avaient pas d'autre actrice disponible.
Sitôt libérée, Angela, qui est une fan d'Alpha, fait du lobbying pour que celle-ci accepte de l'entraîner. Malheureusement,
durant leur entraînement, les deux jeunes filles sont attaquées par les troupes de Max Guilty et Angela est de nouveau
capturée. Pas contentes du tout, les supérieures d'Alpha lui accordent un délai de 24 heures pour re-délivrer la Princesse,
faute de quoi, elle deviendra la plus jeune chômeuse du Japon.
La Directrice Générale Du Maintien De L'Ordre Public (sic)
Même au Japon, on trouve des technocrates de Washington (voir la
définition du terme sur Nanarland). C'est la même actrice qu'Hornet,
mais comme pour Max Guilty et la mère d'Alpha, c'est toujours
parce qu'ils n'avaient pas d'autre actrice sous la main.
Jack Bauer... Pardon, Alpha va donc rechercher la Princesse selon la méthode ZEN: en courant tout droit et en tabassant
tous les sbires qu'elle croise. Le comble, c'est que ça fonctionne: elle arrive à trouver où est retenue la Princesse, mais
c'est pour se faire capturer à son tour.
La famille des instruments de torture nanars
s'aggrandit avec l'aspirateur à énergie.
Un truc classique pour montrer que l'héroïne est à bout de forces:
filmer en vue subjective et en floutant; le problème, c'est qu'à
ce moment-là, Max Guilty est censée regarder l'héroïne en face.
Nos deux héroïnes vont heureusement découvrir que le médaillon
d'Angela peut lancer des rayons lasers et s'en servir pour s'évader.
Bien qu'Alpha ait réussi à délivrer Angela, en massacrant Hornet et Belzebul au passage (Ce qui n'est pas grave vu qu'elles
reviendront en pleine forme dans la deuxième partie, sans qu'on sache bien pourquoi), elle est tout de même relevée de ses
fonctions et remplacée par... Angela! Et oui, après avoir s'être donné autant de mal pour la sauver à deux reprises, la
Directrice Générale Du Maintien De L'Ordre Public et la Technocrate De Washington vont désormais l'envoyer directement au
casse-pipe. Logique...
Sailor Soldier Princess: elles se sont pas foulées pour le nom de code!
Fin de la première partie. Petit intermède publicitaire.
ZEN NOODLE: c'est bon, mangez en!
Passons maintenant à la deuxième partie: nos deux héroïnes sont contactées par Hellcat, qui leur annonce qu'elle a changé de
camp et leur propose de les mener à la base secrète de Max Guilty. Ayant oublié qu'Alpha s'y était déjà introduite avec
succès à deux reprises, nos deux héroïnes acceptent son aide; mais Hellcat, qui faisait seulement semblant de trahir Max
Guilty, les trahit à la dernière minute et elles sont capturées.
Je suis gentille, maintenant. La preuve: j'ai plus ma muselière.
Voici les trois héroïnes qui vont sauver le monde.
C'est vous dire si on est mal!
Tout est-il perdu? Et bien non, car Hellcat a seulement fait semblant de faire semblant de trahir Max Guilty et aide nos
héroïnes à s'évader puis à massacrer ses anciennes alliées.
Pan ! Pan !
Jeu: Trouve la caméra cachée dans cette image.
Ce qui m'amène à parler des scènes de combat. Si toutes les actrices ont d'incontestables capacités de combattantes, la
rapidité du tournage fait qu'on n'échappe pas à de grands moments comiques: quand une combattante se baisse pour esquiver le
coup de pied de son adversaire qui se trouve pourtant à 3 bons mètres de distance, quand les méchantes font des chutes
spectaculaires au moindre coup porté par leur adversaire, quand une combattante prend tout son temps pour frapper son
adversaire qui attend bien sagement de recevoir sa baffe... Le tout ponctué par la répétition en boucle des mêmes effets
sonores (coup d'épée, coup de poing, coup dans le vide) et des mêmes répliques (Shimatta! (Malédiction!), Shine! (Meurs!),
Kurushime! (Souffre!), Onore! (une forme de tutoiement avec une connotation de menace et d'insulte, intraduisible sans être
grossier)). Quand c'est votre première expérience avec les productions ZEN, ça peut encore passer, mais au bout de deux ou
trois films, ça devient un véritable running gag! Sans compter que, non seulement on ne voit jamais plus de 3 soldates à la
fois (faute d'un nombre suffisant d'actrices), mais il faut en plus qu'elles attaquent les héroïnes une par une! Certains
estiment que c'est parce que les méchantes obéissent à un certain code de l'honneur au combat; je pense, pour ma part, que
c'est plutôt qu'en plus d'être très méchantes, elles sont aussi très connes.
La DGMOP et la TDW s'invitent chez la mère d'Alpha pour suivre
les combats de nos héroïnes... sur son poste de télévision!
Sauf que, lors des contre-champs, on voit bien que la
télé est éteinte (par contre, on entend toujours le son).
Youpiii!!! On a gagné!!!
Au final, les deux volets de SAILOR SOLDIER se situent dans la moyenne des productions ZEN: scénario post-it, amateurisme
assumé, mélange d'humour volontaire et involontaire qui ont le mérite d'être aussi efficaces l'un que l'autre, scènes de
combat aussi spectaculaires que peu crédibles, tortures surréalistes... On a beau être loin de poids lourd comme
ASSAULTLYSER ou KUNG FU FIGHTER SHUREI, on passe quand même un bon moment, d'autant que, pour une fois, il n'y a pas trop de
longueurs.
Pour finir, un message de notre sponsor:
ZEN NOODLE: c'est bon, mangez en!