Durée: 2 h 10 + making of (38 min)
Genre : Sloggy Rangers
Réalisateur: Touru Kikkawa
Avec: Yui Akamatsu (Blaze Pink), Ichie Tanaka (Blaze Blue), Mayu Shinozaki (Blaze
Black), Chisa Fukushima (Blaze Yellow), Naoko Oguma (Blaze Yellow).
Triste constat: à de très rares exceptions près, comme SAILOR MOON ou le récent CUTIE HONEY, les majors japonaises sont
assez avares en super-héroïnes. ULTRAMAN? Les versions féminines du géant rouge et argent se comptent sur les doigts d'une
main. KAMEN RIDER? Les rares femmes à être promues au rang de Rider connaissent toujours une fin aussi tragique que rapide,
au point que ce soit devenu un sujet de plaisanterie chez les fans. SENTAI? Sur une équipe de 5 personnes et plus, on ne
compte que deux membres féminins maximum, plus quelques autres qui passent faire coucou le temps d'un épisode dans les
séries récentes. C'est peu (Sans compter le fait qu'elles sont généralement remplacées par des hommes dès qu'elles sont en
costume!). Heureusement que ZEN PICTURES est là pour réparer cette injustice en nous proposant des sentais exclusiment
féminins, comme ce BLAZE FIVE.

BLAZE FIVE met donc en scène une équipe de quatre femmes dont... Pardon? Vous vous demandez pourquoi l'équipe s'appelle
BLAZE
FIVE
alors que ses membres sont quatre? Et bien, si BLAZE FIVE est bien le nom de la série, l'équipe s'appelle en réalité
BLAZEMAN. Je disais donc, quatre femmes dont... Quoi? Pourquoi l'équipe s'appelle-t-elle
BLAZE
MAN
si elle ne comporte que des femmes? Est-ce ma faute à moi si le genre et le nombre sont facultatifs dans la langue
japonaise? Bref, quatre femmes dont les noms ont la particularité de correspondre à leur rang dans l'équipe: Blaze Red /
Mayumi Ichinose (Ichi = 1), Blaze Blue / Reina Futaba (Futa = 2), Blaze Yellow / Natsuki Mitsumine (Mitsu = 3) et Blaze
Black / Saori Yotsuya (Yotsu = 4). Quant à leurs adversaires, il s'agit de l'Empire Kyouma (terreur maléfique).
On le sait, depuis le temps, les réalisateurs de ZEN sont payés au plan "petit bateau".
Et ça se ressent au niveau des costumes!
Pfyou! Fait chaud, là-dessous!
Tu l'as dit!
Le machin métallique devant le nez disparaît dès que la visière est baissée.
Ah, c'est pas un flingue de gonzesse, ça!
Le chef de l'Empire Kyouma: il y a quelque chose de pourri en son royaume.
BLAZEMAN est confronté à un problème: leur dernière adversaire en date, Koushin Kyoujo (Femme-terreur aux lèvres rouges) est
invulnérable à leur super-attaque-finale-de-la-mort-qui-tue (qu'on appellera SAFDLMQT, pour simplifier). Par chance, Reina
rencontre par hasard Asuka Goyou (Go = 5, ça tombe bien) en qui elle détecte le potentiel latent d'une Blazeman. Asuka
devient donc le cinquième membre de l'équipe, Blaze Pink, apportant le surcroît de puissance nécessaire pour vaincre
Koushin Kyoujo.
- Koushin Kyoujo, pourquoi as-tu une si grande bouche?
- C'est pour mieux te manger, mon enfant!
- Koushin Kyoujo, pourquoi as-tu une si grande langue?
- C'est pour mieux t'étrangler, mon enfant!
- Koushin Kyoujo, pourquoi as-tu une si grande brosse-à-dents?
- C'est pour mieux te brosser mon enfant!
Les dentiers volants attaquent! (Notez la main de l'assistant, sur l'image du bas)
Seulement, voilà: si Asuka sympathise immédiatement avec Reina, elle a beaucoup plus de mal à convaincre les autres membres
(en particulier Saori qui est jalouse de son amitié avec Reina, c'est dallasien!) à cause de sa maladie du coeur,
difficilement compatible avec le combat contre les forces du mal, mais aussi de son attitude insouciante et individualiste
au combat. Reina en fera d'ailleurs les frais en se faisant capturer à sa place par Kokuhatsu Kyoujo (Femme-terreur aux
cheveux noirs) en voulant la secourir.
- Kokuhatsu Kyoujo, pourquoi as-tu de si grands cheveux?
- C'est pour mieux t'électrocuter, mon enfant!
- Kokuhatsu Kyoujo, pourquoi as-tu un si grand peigne?
- C'est pour mieux te mettre une peignée, mon enfant!
Kokuhatsu Kyoujo est également acupunctrice à ses heures.
Si les personnages de Reina, Asuka et, dans une moindre mesure, Saori sont au centre de l'intrigue (et sont même beaucoup
mieux caractérisés que les personnages habituels de ZEN), les deux autres membres ne sont pas aussi chanceuses: Mayumi, le
leader, se contente de leader, quant à Natsuki, elle est là uniquement pour que la série ne s'appelle pas BLAZE FOUR.
La SAFDLMQT : Une passe! Une passe!
Si BLAZE FIVE n'est pas le meilleur sentai made in ZEN, il dégage un certain charme désuet, puisqu'on y retrouve des
éléments propres aux séries de sentai des années 70-80, comme les titres à rallonge des épisodes, les costumes cheaps des
héroïnes, les effets pyrotechniques qui accompagnent leur présentation, leur SAFDLMQT haute en couleur (une partie de volley
avec une balle explosive!) et leurs adversaires au look pas possible (les Kyoujos valent largement les inénarrables Kamen
Kaijus que les Gorangers affrontaient 30 ans plus tôt!). Quant à savoir quelle est la part de volontaire et d'involontaire
dans tout ça... A vous de juger!
Les deux films de BLAZE FIVE sont facétieusement présentés comme étant les épisodes 16 et 17 d'une série.
D'ici à ce que ZEN fasse son Georges Lucas en nous sortant les 15 premiers épisodes 20 ans après...